vendredi, 30 septembre 2005

Braver le vent, les ravins, les moutons et la pluie...

Oui je sais ça fait longtemps que je ne vous ai pas fais part de aventures. Ne m’en tenez pas rigueur, j’ai de bonnes excuses. Je ne peux malheureusement pas vous les dire mais,'s'il vous plait, croyez moi.

Ceci étant dis je peux me lancer dans un récit à haute teneur aventuresque. Mais avant ça, juste pour faire durer un peu le suspens, laissez-moi vous compter quelques petites anecdotes enseignementales. Voici d’abord un pot-pourri des meilleures questions posées par ces petits barbares à qui je m’efforce d’enseigner le français.

- Do you speak Switzerlandish ?
- Do you parents speak French too ?
- Why do you like French so much?
- How come people in Belgium don’t speak English?
- Which football team do you support?

Comme réponse à ces questions je me contentais en général d’une claque sur la joue gauche et d’une autre sur la joue droite.

A part ça j’ai rencontré encore d’autres assistants avec qui je m’entends bien dont particulièrement au autrichien avec qui je peux parler musique de manière convenable.

Mais passons sans plus attendre au climax de mon récit : mon voyage sur l’île de Skye.

Nous partîmes quatre mais lorsque nous arrivâmes au port nous nous vîmes huit. Je sais ça le fait un peu moins que de 500 à 3000 et en plus y a plus de port parce qu’ils ont construit un pont. Qu’importe. Je suis donc parti avec trois allemands. Après sept heures de voiture, dont trois avec de la musique allemande, nous nous rendîmes directement à la distillerie la plus proche, c’est-à-dire Talisker ! Je l’avais déjà visité une fois avec Raf mais c’est pas grave c’est mon whisky préféré. Très jolie distillerie placée dans un magnifique petit village au bord d’un loch. Après avoir ingurgité de quoi nous redonner vigueur après ce long voyage, nous prîmes nos quartiers dans une auberge de jeunesse aux murs jaunes dans la fameuse ville de Portree. Je dis ville parce que c’est la capitale de l’île mais en fait il s’agit plutôt d’un petit village. Après avoir planifié notre marche dans les montagnes autour d’une bière ou deux ou je sais plus, nous fumes rejoins par une autre voiture rempli de quatre assistants dont trois filles.
Nous nous levites de bonne heure afin de profiter de cette journée de non-pluie et aussi pour éviter que les filles nous suive car nous avions planifié une marche de six heures pour trois sommets. Ainsi sans plus attendre, des l’aube, nous nous rendames à Sligachan, lieu de départ de notre périple pédestre. Equipé de mes chaussures de villes et d’une écharpe autour des oreilles (faute de bonnet) je et les autres bravires la lande des Highlands. O que nous rimes lorsque le premier d’entres nous enfonça son pied dans la tourbe jusqu’au mollet. La deuxième fois nous nous contentimes d’un « chacun son tour », la troisième quelqu’un eu la présence d’esprit de dire « jamais deux sans trois » et au bout de la 345ème nous fame à cours de proverbes. Après une périlleuse et difficile ascension nous atteignates le premier sommet dont j’ai oublié le nom car c’est que des noms gaéliques totalement imprononçables, genre Glwamu r’ulret aliil fal. Magnifique vue sur la vallée Sligachan. La marche sur la crête s’avérute beaucoup plus facile au niveau du terrain mais le vent était tel qu’à certains moments nous étions obligés de se mettre à quatre pattes. Si, si. Nous marchutes encore une heure puis trouvates un coin à l’abri pour déguster nos magnifiques sandwiches préparés le matin même. Le ventre plein de nourriture écossaise et le cœur plein d’allégresse, nous entamires l’ascension du deuxième sommet. Terrain presque complètement rocailleux et donc très agréable pour les abrutis qui ont laissé leur chaussures de marches en Suisse. Dans les derniers mètres qui nous séparaient du sommet nous accélérites le pas et à l’arrivée nous manquimes de tomber dans le ravin que constituait le flan opposé de cette montagne. Un panorama indescriptible s’offrit à nos yeux. Puisqu’il est indescriptible je ne peux donc pas le décrire et puisque je ne peux pas le décrire je ne vais pas tenter de le décrire puisqu’une telle tentative serait de facto voué à l’échec à cause de la nature impossible de son entreprise de description (c’est un syllogisme), je vais plutôt vous laisser contempler les magnifiques photos prisent avec un appareil dernier cri. Après s’être abreuvé de vue nous redescendîmes un bout de cette montagne pour en attaquer une autre avec succès à nouveau. Ce troisième sommet culmine à 734m. Je sais, pour nous suisse, c’est plutôt une colline mais il faut pas oublier que sur l’île de Skye si on monte un sommet de 734m ça veut qu’on gravit 734m de dénivelé. On commence à 0m ! Bref notre plan était de continuer après ce sommet mais pour ce faire nous aurions dû traverser une arête de 2 mètres de large faite de caillou de 1m de long et ceci avec des vents pouvant aller jusqu'à 65345km/h (à peu près). Après concertation nous choisames la voie de la prudence c’est-à-dire de rebrousser chemin et donc de descendre droit en bas. Sur une pente de env. 4567°. Le retour fut sans encombre bien que mouillé au niveau des pieds. Mais chose incroyable nous avons évité la pluie de justesse.
Bon maintenant j’abrège un peu parcequ’il commence à se faire tard.
Le lendemain nous partate avec les occupants de la deuxième voiture. Nous choisute donc une petite ballade touristique d’une heure. Nous choisimes aussi, avec circonspection, la seule heure de la journée où il a plus comme mouton qui pisse. Mis à part quelques crises d’une allemande qui ne supportait d’avoir son pantalon mouillé pour toute la journée, c’était sympa et joli. Nous avons vu The Old Man Of Storr. Non ce n’est pas le Yéti local. C’est en fait un gros caillou qui menace de s’effondrer sur les touristes depuis plusieurs siècles. Le reste de la journée fut un petit tour en voiture avec arrêt dans les endroits touristiques genre chute d’eau, falaises etc.

Voila je m’arrète là pour ce récit. Je peux pas non plus tout raconter… Mais je sens que vous baver d’envie de savoir à quoi correspondent tous ces magnifiques paysages que je ne décris pas pour des raisons que j’ai déjà dites. Eh bien grâce au progrès de la technique, c’est possible ! si. Il vous suffit de cliquer sur votre curseur qui fait défiler l’écran sur votre droite. Et ainsi, en bas, à droite vous verrez apparaître des petites images. Il s’agit d’albums photos !! Un simple clique dessus vous permettra d’accéder au merveilleux monde de l’Ecosse. De plus en bonus cadeau de bienvenue il y a un album consacré à la ville de Glasgow.
Ah merveilleuse technologie !

Ca si c’était pas une aventure, sais pas ce que c’était.

aplus

vendredi, 09 septembre 2005

Un canadien, un pub, une voiture, un lac et autres

Chers braves amis,

Mes aventures s'enchaînent et se succèdent a rythme tel qu'il m'arrive d'en avoir des vertiges.

C'est pas vraiment vrai mais je trouve que c'est une bonne phrase d'introduction.

Parmi les principaux faits marquants ces derniers jours notons tout d'abord l'"induction day". Ca se traduit pas vraiment mais ça veut plus ou moins dire "on va convoquer tous les assistants de Glasgow, leur répéter ce qu'on leur a déjà dit trois fois et leur faire remplir des papiers pour les impôts". De ce point de vue c'était pas une journée très excitante. Mais elle avait l'avantage de nous mettre en contact avec les autres assistants. Ainsi j'ai rencontré moult jeunes gens. Principalement des français franco-français de France, quelques allemands et espagnoles, un ou deux autrichiens disséminés et un canadien. En fait rencontré est un grand mot. J'ai parlé avec la plupart de choses banales et phatiques et je me suis bien entendu avec deux ou trois allemands et deux françaises. Après avoir reçu des merveilleux conseils pédagogiques pour la plupart inapplicables (vu que je sais jamais ce que je faire à l'avance) nous nous en allâmes au pub le plus proche. Ce fut une soirée assez sympa ou les premiers groupes de gens commencèrent à se former... intéressant terrain pour étude sociologique. En fait j'ai surtout sympathisé avec un Allemand du nord qui s'appel Volker (t'as pas idée). La bonhomie faciale de ce personnage n’est que le pâle reflet de la largesse de cœur et de la générosité dont il fait preuve. Il se trouve aussi que ce bon bougre possède une voiture et qu’il est fortement intéressé par faire quelques marches dans les Highlands… J’entends d’ici les mauvaises langues qui s’empresseront de dire que mon amitié est purement intéressée. Il n’en est rien.
Aujourd’hui même nous avons profiter de remplir sa voiture avec d’autres assistants et sommes partis pour le Loch le plus proche : Loch Lomond. Ce fut une journée assez sympa mais pas forcément plus. On avait rien organisé et le temps était passablement écossais. Du coup la ballade que nous avons faite était en fait un circuit pour sexagénaire et le château que nous avons visité a été construit en 1808 dans un style médiéval…
Tout ceci n’enlève rien à la beauté du paysage écossais et ça m’a fait le plus grand bien de sortir de la ville pour une journée.

Quant à mon travail (ben oui quand même de temps à autre), c’était mieux que la première fois. Je commence à peine à me familiariser avec ce job mais je commence à connaître les trucs qu’il faut faire ou ne pas faire. Jusqu’ici j’ai été assez strict, par protection. Je pense que je vais pouvoir être un peu plus cool maintenant. C’est toujours mieux de commencer trop strict et après de se relâcher plutôt que l’inverse, je pense.

A part ça je n’ai pas encore cherché de prof de chant ou solfège. Je vais m’y mettre la semaine prochaine. Je commence à découvrir la littérature écossaise ; je lis en ce moment un livre magnifique écrit par Des Dillon, ça s’appel Me And Ma Gal. Je vous le conseil.

Je fais de plus en plus connaissance avec mes colloc’ et il se trouve que se sont des gens de bonne compagnie. Je me félicite de ce choix d’appartement.

Voilà, j’espère que le Bout Du Monde est toujours à sa place, que les desserts au nass sont toujours aussi bon, que Berro à toujours les cheveux longs, que les soirées guinguette sont toujours aussi riche en toutes sortes de choses que je ne saurai pas décrire, que des nouveaux appartements super classe avec une architecture dégueu n’ont pas été construit à la place du château de l’aile et surtout que tout le monde se porte bien.

A bientôt pour d’autres aventures !

Ps: Je n'ai toujours pas mis de photo car je n'ai toujours pas résolu le problème de ma connexion USB de mon ordi...

lundi, 05 septembre 2005

Merci

Merci à tout le monde pour tous les commentaires que vous avez mis sur ce site. Ca fait plaisir, même si je n'ai pas répondu à tous le monde (beaucoup n'appelaient pas de réponses d'ailleurs). Si jamais vous attendez une réponse de ma part, c'est mieux de m'envoyer directement un mail:
cedrictimothee.dubray@unil.ch

J'en profite aussi pour vous communiquer mes coordonées (au cas où vous désireriez m'envoyer du chocolat par exemple)

25b Queen square
Glasgow
Lanarkshire
G41 2BD

Fixe: 004414.142.344.09
Natel: 004478.960.123.10

J'espère que vous appréciez le retour des accents aigus ou grave dans ma prose. Ceci est dû au fait que j'utilise maintenant mon clavier et pas leur clavier où il manque la moitié des touches.

Applüce

samedi, 03 septembre 2005

The Castle of Aaaaaargh

Hahaaahahaaaahj oui!
C'est le cri de jouissance d'un jeune homme qui vient de quitter un sal hôtel qui pue pour s'installer dans une jolie chambre dans un riche quartier de Glasgow.

Mais reprenons les aventures dans l'ordre:
Jeudi fut mon premier jour de boulot. Je me suis donc présenté sous mon meilleur jour avec ma chemise repassée. J'ai fait rapidement connaissance des autres profs de français qui sont fort sympathiques et très accueillants. J'ai principalement dû travailler avec des groupes de six élèves. Je leur faisais répéter des trucs du genre:"J'aime les maths. Je n'aime pas le français. Ma branche préférée est le foot." En substance c'était pas forcément enrichissant mais c'était assez amusants en fait. En ce qui concerne les élèves, j'en ai eu de toutes sortes que je classerai selon ces quelques catégories:
- intéressés-intelligents (peu nombreux)
- intéressés-mais-nul
- déficiants-cérébraux-mais-gentils
- suppôts-de-satan
- boût-de-choux
Cette liste n'est pas exhaustive mais ça montre que mon job risque d'être varié. Les profs ont l'air assez stressés, la plupart ont plus ou moins perdu leurs illusions quant à un véritable enseignement du français. Il semble par contre que je suis pas si mal tombé quant niveau social moyen des élèves. Les profs m’ont quand même conseillé de ne pas prendre le bus que les élèves pour rentrer. J’ai donc attendu un peu avant de rentrer. Je suis assez étonné de la manière dont certains profs parlent de certains élèves, du genre : « They’re so stupids they won’t learn anything. » Je ne suis pas sûre que la HEP approuverait ce genre de constat…

A part ça, je suis content de m’être installé. J’ai une jolie chambre quoique un peu petite, des gentils collocs, un joli quartier avec un joli parc juste à côté avec des jolis canards. Mais attention, ne vous méprenez pas, toute la ville n’est pas si jolie. Elle est assez difficile à décrire… Elle alterne des quartiers immondes avec des quartiers jolis. Elle mélange les vieux trucs bizarres dont on n’imaginait même pas l’existence avec des bâtiments très modernes. Le passé industriel de la ville est encore bien présent mais elle essaie de s’améliorer. C’est pas encore ça mais on sent que des efforts sont fait. On dirait un peu une vieille bonne femme qui essaie de s’habiller avec des habits d’ado. C’est pour ça qu’on ne peut vraiment dire que c’est une belle ville ni une ville moche. En tout cas elle a quelque chose d’attachant et je commence à m’y sentir de moins en moins comme un touriste. Ce qui est une bonne chose.

Bon je m’arrête là pour le moment, et la prochaine fois j’insère des photos prises avec le merveilleux appareil que vous m’avez offert (pour la plupart).

Longue vie à vous.